Des spécialistes en rapatriement estiment que les communautés autochtones devraient avoir leur mot à dire concernant la vente d'environ 30 objets culturels liés à l'entreprise CFFI Ventures de John Risley. L'entreprise, accablée par près d'un milliard de dollars US de dettes, cherche à apaiser ses créanciers en vendant une partie de ses actifs, dont une vaste collection d'art et d'artefacts. Parmi ces derniers se trouvent des objets décrits comme « culturels autochtones », incluant des paniers, sculptures en os et textiles, attribués à divers groupes comme les Inuits, les Mi'kmaq et les Cris. Cody Groat, professeur d'études autochtones, soutient que la situation la plus éthique serait le retour de ces biens aux nations d'origine. John Risley, quant à lui, exprime son accord avec le principe de rapatriement, mais suggère que sa collection ne contient pas d'éléments acquis avant la compréhension de leur signification culturelle. Le Conseil autochtone du Musée canadien, en réponse, insiste sur le droit des peuples autochtones à identifier les objets potentiellement significatifs, une compétence que les marchands et institutions ne possèdent pas toujours.
Source : CBC Newfoundland & Labrador
Photo : CBC Newfoundland & Labrador



