Un magistrat du Nouveau-Brunswick a statué qu'un pêcheur mi'kmaq, Christopher Labillois, peut être représenté par un aîné plutôt que par un avocat dans son procès pour pêche au homard sans permis. Cette décision s'appuie sur l'histoire orale et reconnaît que l'assistance d'un délégué traditionnel constitue un droit ancestral protégé par la Constitution. Le juge Martin Goguen a estimé que cette pratique découle logiquement des traditions mi'kmaq précoloniales, notamment le rôle historique des « putu's » dans la résolution de conflits. Bien que le Code criminel limite normalement la représentation par des non-avocats, le tribunal a jugé que cette restriction violerait les droits autochtones dans ce contexte précis. Del Riley, ancien président de la Fraternité nationale des Indiens, assurera la défense de M. Labillois, soulignant un manque d'expertise juridique sur les traités mi'kmaq au sein du système judiciaire actuel.
Source : CBC New Brunswick
Photo : CBC New Brunswick



