À l'approche des élections provinciales, des organismes de défense des droits soulignent que les règles électorales québécoises freinent la participation des citoyens sans domicile fixe. Contrairement aux normes fédérales jugées plus souples, les exigences provinciales imposent des barrières qui limitent l'accès aux urnes pour une population en croissance, estimée à plus de 12 000 personnes. Bien qu'Élections Québec ait tenté d'instaurer un projet pilote pour faciliter ce processus, le Parti québécois s'y est opposé au printemps dernier, évoquant des risques de fraude électorale. Actuellement, les personnes itinérantes peuvent voter en faisant valider leur identité par un organisme communautaire, une solution jugée insuffisante par plusieurs intervenants. Malgré les efforts de sensibilisation menés dans certains refuges montréalais, le sentiment d'exclusion politique demeure fort au sein de cette communauté, rendant le taux de participation électorale extrêmement faible.
Source : Global Montréal
Photo : Global Montréal



