Lors d'un récent passage à Halifax pour un colloque sur les droits linguistiques, l'auteur a visité le site historique d'Africville. Cet ancien quartier noir, autrefois dynamique et doté d'infrastructures sociales essentielles, a été démantelé par les autorités municipales. Malgré le paiement régulier des taxes par les résidents, la ville a longtemps privé ce secteur de services publics de base comme l'eau potable et le réseau d'égouts. Ce lieu de mémoire rappelle le sort tragique de plusieurs communautés canadiennes dont l'existence a été sacrifiée par des décisions politiques et administratives. Cette chronique souligne la persistance de ces injustices historiques et interroge le devenir des populations déplacées lors de telles restructurations urbaines imposées par les gouvernements.
Source : ONFR



