La Cour suprême du Canada a ordonné la destruction, d'ici 2027, de près de 38 000 dossiers issus du processus d'évaluation indépendant concernant les pensionnats pour Autochtones. Cette décision repose sur la promesse de confidentialité faite aux survivants lors de leurs témoignages. Si certains, comme l'ancien chef Phil Fontaine, soutiennent cette mesure pour protéger leur vie privée, d'autres survivants, dont l'aînée Geraldine Shingoose, dénoncent une nouvelle forme d'effacement historique. Ces documents contiennent des récits détaillés de sévices physiques, sexuels et psychologiques. Bien que les survivants puissent demander la conservation de leurs propres dossiers, les critiques soulignent que cette procédure est complexe et que de nombreux témoignages risquent de disparaître à jamais. Ce débat soulève des questions fondamentales sur le devoir de mémoire, le droit à la confidentialité et la reconnaissance officielle des traumatismes subis par les générations passées dans ces institutions.
Source : CBC Saskatchewan
Photo : CBC Saskatchewan



