Le Québec fait face à une augmentation constante des décès parmi les personnes en situation d'itinérance, une réalité souvent marquée par l'oubli. Récemment, une messe a été célébrée à Montréal pour commémorer 51 disparus, un chiffre jugé sous-estimé par les experts. L'équipe de recherche Mortalité itinérance, liée à l'Université de Sherbrooke, a instauré un nouveau formulaire de signalement pour améliorer le dénombrement de ces décès. Les données révèlent un écart d'espérance de vie alarmant entre les personnes itinérantes et la population générale. Entre 2020 et 2024, les décès répertoriés ont bondi, notamment chez les femmes. Cette crise touche également les individus en situation d'itinérance dite « cachée », qui ne sont pas toujours comptabilisés. Parallèlement, le nombre de corps non réclamés par les familles est en progression, soulignant une détresse sociale croissante.
Source : Le Devoir



