Claire Elyse Brosseau, une Montréalaise vivant à Toronto, a entamé des démarches judiciaires pour obtenir l'accès à l'aide médicale à mourir (AMM) en raison de troubles mentaux persistants. Alors que le gouvernement fédéral doit décider si cette option sera offerte dès mars 2027, le débat divise la société canadienne et le milieu médical. Si certains experts, comme la psychiatre Mona Gupta, soutiennent que les souffrances psychiques chroniques devraient être traitées comme d'autres maladies incurables, des opposants craignent que le désir de mourir ne soit qu'un symptôme de la pathologie elle-même. Le comité parlementaire a d'ailleurs recommandé d'exclure indéfiniment les troubles mentaux de l'admissibilité à l'AMM. Mme Brosseau, qui lutte contre la maladie depuis 35 ans, dénonce une discrimination, estimant que son autonomie décisionnelle doit être respectée malgré la complexité éthique du dossier.
Source : La Presse
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