Environ 300 personnes ont manifesté mardi soir dans le Sud-Ouest de Montréal pour exiger la fermeture immédiate de la Maison Benoît Labre, un refuge incluant un centre d'injection supervisé. Les organisateurs, dont le commerçant Peter Sergakis, dénoncent des problèmes de cohabitation et l'emplacement de l'organisme, situé près d'une école primaire. Bien qu'une loi provinciale impose le déménagement des sites de consommation situés à moins de 150 mètres d'une école d'ici 2028, les manifestants jugent ce délai inacceptable. Parallèlement, un rassemblement solidaire organisé par le RAPSIM a réuni environ 250 personnes pour soutenir l'organisme. La directrice du réseau, Annie Savage, estime que ces tensions nuisent au travail des intervenants sociaux face à une crise de l'itinérance que le gouvernement peine à résoudre. La direction de la Maison Benoît Labre a fermé ses portes préventivement pour protéger ses usagers et son personnel.
Source : La Presse
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