Le gouvernement fédéral a récemment annoncé son intention de maintenir l'interdiction de l'aide médicale à mourir (AMM) pour les personnes dont le seul problème de santé est une maladie mentale. Cette décision suscite des réactions partagées au sein du corps médical de Terre-Neuve-et-Labrador. Le professeur de bioéthique Daryl Pullman salue cette prudence, estimant que les critères d'admissibilité actuels manquent de clarté et que la société privilégie l'AMM pour les maladies terminales. À l'inverse, la spécialiste en soins palliatifs Susan MacDonald exprime des réserves sur l'exclusion systématique des patients souffrant de troubles mentaux. Elle compare cette situation à un manque d'accès aux soins spécialisés, soulignant que cette distinction crée une iniquité. Le ministre de la Justice, Sean Fraser, a justifié ce report par les lacunes persistantes dans l'offre de services en santé mentale à travers le pays.
Source : CBC Newfoundland & Labrador
Photo : CBC Newfoundland & Labrador



