Depuis plusieurs décennies, la ville de Winnipeg maintient ses taxes foncières à un niveau artificiellement bas, ce qui fragilise aujourd'hui ses finances publiques. Cette stratégie limite la capacité de la municipalité à entretenir ses infrastructures et à offrir des services essentiels, notamment face à l'itinérance et à la crise des drogues. Les données révèlent que les dépenses par habitant sont nettement inférieures à celles d'autres grandes villes canadiennes. Parallèlement, la population a crû de 35 % depuis 1999, tandis que les effectifs des services communautaires ont diminué de 18 %. Cette austérité forcée se traduit par une dégradation des services publics, obligeant les citoyens à assumer eux-mêmes des coûts supplémentaires pour le transport, les loisirs ou l'entretien. Le Centre canadien de politiques alternatives souligne que cette approche freine le développement urbain et nuit à la qualité de vie globale des résidents.
Source : Winnipeg Free Press


