L'usage du mot pragmatique pour qualifier les décisions politiques liées aux changements climatiques est remis en question. Selon l'auteur, ce terme est employé de manière erronée pour décrire des élus qui privilégient des gains électoraux immédiats au détriment de la viabilité à long terme. Alors que les rapports scientifiques soulignent l'urgence climatique et les conséquences irréversibles pour le Canada, le discours politique reste limité par des horizons électoraux de quatre ans. Plutôt que de pragmatisme, il serait plus juste de parler de court-termisme. Cette approche contraste avec des traditions autochtones axées sur la responsabilité envers les sept générations futures. En qualifiant ces choix de pragmatiques, le débat public occulte les risques financiers et sécuritaires majeurs imposés aux générations à venir. Il est donc nécessaire de modifier le vocabulaire journalistique pour mieux refléter la réalité des enjeux climatiques actuels.
Source : Le Devoir



