La ministre manitobaine responsable de la lutte contre les dépendances, Bernadette Smith, soutient que le centre de soins de protection de Winnipeg remplit sa mission, bien que les statistiques provinciales révèlent qu'il accueille très peu de personnes intoxiquées par des drogues dures. Ouvert pour permettre une rétention pouvant atteindre 72 heures, l'établissement visait initialement les consommateurs de méthamphétamine. Toutefois, à la fin de juin, plus de 4 000 admissions concernaient l'alcool, contre seulement 26 pour d'autres substances. La ministre explique ce décalage par une évolution des tendances de consommation vers les opioïdes et les sédatifs, tout en affirmant que le site demeure un outil d'intervention essentiel. À l'opposé, des voix critiques, dont la sénatrice Kim Pate, déplorent cette approche temporaire et soutiennent que les fonds publics auraient dû être alloués au logement social et à des traitements à long terme pour s'attaquer aux causes profondes de la dépendance.
Source : CBC Manitoba
Photo : CBC Manitoba



