Le gouvernement du Québec a discrètement supprimé l'obligation légale imposant l'utilisation des fonds recueillis auprès des promoteurs immobiliers pour la restauration ou la création de milieux humides. Jusqu'à présent, la province avait accumulé 310 millions de dollars grâce aux contributions versées par ces entreprises en guise de compensation pour la destruction de zones écologiques sensibles. Ce changement réglementaire, effectué sans annonce publique majeure, remet en question la destination finale de ces sommes importantes. Alors que ces capitaux étaient initialement destinés à compenser les pertes environnementales par des projets de réhabilitation ou de développement de nouveaux écosystèmes, la nouvelle directive assouplit les contraintes pesant sur l'administration provinciale quant à l'emploi de cet argent.
Source : La Presse
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