Le modèle canadien d'accueil des immigrants, autrefois consensuel, subit des pressions croissantes en raison de la hausse rapide des arrivées post-pandémie et de la crise du logement. Cette polarisation se manifeste désormais dans l'arène électorale. Au Québec, le Parti Québécois a misé sur un resserrement des seuils migratoires pour préserver la langue française et alléger les services publics. En Alberta, le gouvernement de Danielle Smith soumet aux électeurs cinq questions controversées sur l'immigration, incluant des restrictions d'accès aux services sociaux pour les résidents non permanents. Si certains acteurs politiques réclament un débat rationnel et factuel sur les enjeux démographiques, des groupes de défense des droits dénoncent ces initiatives. Ils craignent que ces mesures ne servent de bouc émissaire aux communautés culturelles et n'alimentent des tensions sociales, tout en étant liées aux velléités séparatistes de la province.
Source : Global Politique
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