À l'approche du scrutin, la question de la réforme électorale revient au premier plan. Avec cinq partis en lice, les disparités entre le pourcentage de votes obtenus et le nombre de sièges remportés pourraient atteindre des sommets inédits depuis 1976. Bien que le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, ait réitéré son intention de s'attaquer à ce dossier, l'histoire politique québécoise montre que les promesses de changement sont souvent délaissées une fois au pouvoir. Les projections actuelles suggèrent une distorsion marquée, où certains partis pourraient obtenir une majorité de sièges avec une faible part du vote populaire. Ce système uninominal à un tour, qui accentue les écarts de représentativité depuis 2007, soulève des interrogations persistantes sur la nécessité d'une refonte démocratique, malgré la difficulté historique d'obtenir un consensus entre les différentes formations politiques.
Source : Le Devoir



