Aux États-Unis, la multiplication des caméras de la firme Flock Safety suscite une vive opposition citoyenne. Accusée de favoriser un État policier, l'entreprise voit ses équipements vandalisés ou bannis par plusieurs municipalités. Ce mouvement s'inscrit dans un contexte de méfiance accrue envers les technologies de surveillance, héritées des mesures sécuritaires instaurées après les attentats du 11 septembre 2001. Des experts soulignent que l'intégration de l'intelligence artificielle a banalisé le suivi constant des individus. Le climat politique actuel, marqué par une rhétorique ciblant divers groupes sociaux comme des ennemis intérieurs, intensifie les craintes liées à l'usage de ces outils. Parallèlement, les investissements gouvernementaux dans des firmes spécialisées en analyse de données, telles que Palantir, ont considérablement augmenté, renforçant les inquiétudes concernant la protection de la vie privée et les dérives autoritaires potentielles dans la gestion des données citoyennes.
Source : Le Devoir



