Une politologue de l'Université de Calgary analyse la tendance des partis politiques à confier les rênes à des femmes lorsque les organisations traversent des périodes de vulnérabilité. Plutôt que de parler uniquement de « falaise de verre », la chercheuse Melanee Thomas évoque une structure d'opportunité genrée. Les femmes, agissant de manière stratégique, saisissent ces occasions de diriger, car les postes de pouvoir sont plus accessibles lorsque les partis sont en difficulté ou en perte de vitesse. Le cas récent de Christine Fréchette à la tête de la Coalition Avenir Québec illustre cette dynamique, où la nouvelle cheffe a dû composer avec un héritage politique complexe et une impopularité marquée. L'experte souligne que les politiciennes doivent souvent posséder des qualifications supérieures à celles de leurs homologues masculins pour obtenir les mêmes responsabilités, tout en faisant face à des attentes plus sévères et à une pression accrue durant leur mandat.
Source : Global Politique
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