Face à la détresse psychologique croissante des adolescents, il est crucial de mieux expliquer les réactions biologiques du système nerveux. Plutôt que de réduire la dépression ou l'anxiété à des faiblesses morales, il faut reconnaître ces états comme des réponses adaptatives à un sentiment d'insécurité ou de danger. La dépression s'apparente souvent à un état de figement prolongé, où le jeune se dissocie face à une situation perçue comme sans issue. L'anxiété, quant à elle, découle d'une hypervigilance épuisante face à un environnement imprévisible. En offrant aux jeunes une meilleure littératie sur le fonctionnement de leur cerveau, on peut éviter qu'ils ne développent une haine de soi face à leurs symptômes. Une réflexion politique sur la qualité des services offerts et sur nos environnements collectifs devient donc indispensable pour soutenir adéquatement cette génération.
Source : Le Devoir



