Le centre de danse Tangente entame sa programmation avec deux œuvres explorant les thèmes de l'identité et du désir. Le chorégraphe tunisien Achraf El Abed présente « Howa walla heya d’aujourd’hui », une pièce inspirée des mariages traditionnels de son pays d'origine, revisités à travers une perspective queer. Ayant fui la Tunisie en raison de menaces liées à son orientation sexuelle et à sa pratique artistique, l'artiste souhaite rendre hommage à son héritage culturel. Parallèlement, la danseuse Kaia Portner propose « Capital Erotica », une performance qui fusionne les codes de la danse contemporaine avec ceux du milieu des clubs nocturnes. L'artiste cherche à déconstruire les attentes du public en revendiquant la dimension politique et érotique du corps sur scène, tout en soulignant les défis et la résilience nécessaires pour évoluer dans le monde de la nuit.
Source : Le Devoir Culture



