Lors d'une conférence à l'Université du Nouveau-Brunswick, l'experte Marilyn Bromberg a souligné que les élues subissent des attaques en ligne beaucoup plus personnelles que leurs homologues masculins. Contrairement aux critiques axées sur les politiques publiques visant les hommes, les femmes font face à des commentaires dénigrants sur leur apparence, leur vie familiale ou leur statut marital, incluant parfois des menaces physiques. Ce phénomène, particulièrement marqué chez les minorités visibles et les personnes issues de la diversité sexuelle, pousse certaines politiciennes à quitter leurs fonctions ou dissuade de nouvelles candidates. Brittany Merrifield, présidente de l'Union des municipalités du Nouveau-Brunswick, a confirmé que ce climat d'hostilité numérique s'étend à la politique locale. Elle appelle à une meilleure protection des élus, rejetant l'idée que ces comportements devraient être tolérés comme une simple exigence du métier, et souligne l'importance de mesures législatives pour préserver la démocratie.
Source : CBC New Brunswick
Photo : CBC New Brunswick



