Le gouvernement canadien dépose le projet de loi C-39 afin de supprimer la limite de cinq ans imposée aux pouvoirs discrétionnaires permettant d'ignorer certaines réglementations environnementales. Cette mesure, initialement intégrée au projet de loi C-5, visait à accélérer des chantiers majeurs jugés d'intérêt national. Le premier ministre Mark Carney soutient que cette pérennisation favorisera les investissements et la création d'emplois, tout en simplifiant les processus d'approbation. À l'inverse, le Bloc québécois et l'Association canadienne des libertés civiles critiquent vivement cette volonté d'éliminer les garde-fous législatifs. Des experts juridiques soulignent également les risques potentiels pour la protection de l'environnement, la santé publique et les droits des peuples autochtones. Le gouvernement justifie cette démarche par la nécessité de stimuler l'économie nationale dans un contexte de tensions commerciales internationales.
Source : La Presse
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