Le ministère de l'Immigration a discrètement abrogé une mesure temporaire qui permettait aux réfugiés de parrainer des proches non déclarés initialement lors de leur demande de résidence permanente. Ce mécanisme, en vigueur depuis sept ans, visait notamment à protéger les familles LGBTQ+ ou les enfants nés durant les longs délais de traitement. Les autorités fédérales suggèrent désormais aux demandeurs de recourir aux demandes pour motifs humanitaires ou de compassion. Toutefois, des experts et défenseurs des droits des réfugiés s'inquiètent de cette décision, soulignant que les délais pour ces requêtes humanitaires peuvent excéder une décennie. Cette fin abrupte du programme risque de maintenir plusieurs familles dans une séparation prolongée, alors que les données ministérielles indiquaient pourtant un taux de succès élevé et un impact négligeable sur l'intégrité du système d'immigration canadien.
Source : La Presse
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