La première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, a indiqué qu'elle n'interviendrait pas dans la décision de la nation crie de Saddle Lake d'offrir des soins d'affirmation de genre sur son territoire. Cette communauté autochtone conteste la législation provinciale interdisant les bloqueurs de puberté et l'hormonothérapie aux mineurs de moins de 16 ans. La cheffe Dale Steinhauer soutient que cette initiative relève de la souveraineté autochtone et des droits issus du Traité numéro 6, incluant l'accès aux services de santé. La nation travaille actuellement à recruter du personnel médical et à établir un cadre juridique pour protéger les cliniciens contre d'éventuelles sanctions provinciales. Mme Smith a précisé ne pas détenir d'autorité sur les affaires internes des Premières Nations, tout en soulignant la complexité des compétences juridiques en matière de santé. Le Collège des médecins et chirurgiens de l'Alberta ainsi que le ministère fédéral des Relations Couronne-Autochtones n'ont pas encore formulé de commentaires officiels sur ce dossier.
Source : Global Edmonton
Photo : Global Edmonton



