La structure linguistique des dix questions posées lors du référendum en Alberta, prévu pour le 19 octobre, suscite des interrogations sur leur clarté. Selon Carla Hudson Kam, linguiste à l'Université de la Colombie-Britannique, la longueur et la complexité syntaxique des énoncés dépassent le niveau de lecture moyen de la population. À titre d'exemple, la huitième question compte 58 mots, surpassant en longueur le préambule de la Constitution américaine. Des tests de lisibilité classent ces interrogations au niveau universitaire, rendant leur compréhension ardue. Cette situation laisse de nombreux citoyens perplexes, alors que les sondages indiquent qu'une grande partie de l'électorat connaît mal les enjeux soumis au vote. De son côté, l'organisme Élections Alberta précise qu'il ne peut interpréter ces questions, renvoyant les citoyens vers le gouvernement provincial pour obtenir des explications sur la portée de ces propositions.
Source : CBC Calgary
Photo : CBC Calgary



