Historiquement, les marins européens ont importé à Terre-Neuve-et-Labrador des récits de sorcellerie qui ont perduré jusqu'au XXe siècle. Contrairement aux attentes, ces superstitions n'ont pas engendré de conflits, mais ont plutôt favorisé l'entraide communautaire. Les malheurs, tels que la perte de matériel de pêche ou les maladies du bétail, étaient souvent interprétés comme des malédictions lancées par des individus lésés. Pour éviter ces sorts, les habitants avaient tendance à répondre favorablement aux demandes d'aide de leurs voisins, craignant des représailles surnaturelles. La folkloriste Barbara Rieti souligne que ces récits servaient de mécanisme de régulation sociale : en réparant un tort ou en offrant des ressources, les victimes présumées espéraient lever le mauvais sort. Ainsi, la peur de la magie noire agissait comme un levier encourageant la générosité et la coopération au sein des villages isolés de la province.
Source : CBC Newfoundland & Labrador
Photo : CBC Newfoundland & Labrador



