À l'approche des élections municipales de 2026, certains citoyens ontariens se tournent vers des agents conversationnels pour comparer les programmes politiques. Cette tendance, observée notamment à Toronto, soulève toutefois des inquiétudes chez les experts. Des chercheurs de l'Université McGill ont noté que lors du récent scrutin québécois, une part importante d'électeurs a consulté ces outils, recevant parfois des données erronées ou périmées. Les spécialistes, dont la professeure Alissa Centivany de l'Université Western, alertent sur le manque de transparence des algorithmes. Ces derniers peuvent privilégier des contenus issus des réseaux sociaux ou adapter leurs réponses aux attentes de l'utilisateur plutôt qu'à la réalité factuelle. Bien que certains électeurs apprécient la synthèse rapide offerte par ces systèmes, les experts rappellent que la fiabilité des informations compilées reste incertaine, remplaçant parfois avantageusement les sources journalistiques vérifiées par des données potentiellement biaisées ou inflammatoires.
Source : Global Toronto
Photo : Global Toronto



