Un homme de 42 ans est décédé à Winnipeg après avoir été maîtrisé avec un pistolet à impulsion électrique (Taser) par la police. L'incident, survenu le 30 août, fait l'objet d'une enquête par l'Unité des enquêtes indépendantes du Manitoba. L'homme, dont le comportement était jugé erratique et lié à la consommation de drogues, avait fait l'objet de plusieurs appels au 911, dont un de sa part. Des universitaires comme Tandeep Sidhu, professeur de criminologie, insistent sur la nécessité d'aborder les problèmes sociaux sous-jacents, tels que la toxicomanie et le sous-financement des services de santé, estimant que la police gère trop souvent des crises sociales. Jennifer Magnus, professeure en sécurité publique, suggère que l'homme aurait pu subir une urgence médicale fatale due aux drogues, indépendamment de l'intervention policière, et que l'usage du Taser était une option moins létale. Bronwyn Dobchuk-Land, de l'Université de Winnipeg, questionne l'escalade des événements et la terminologie policière comme « événement chaotique agité », qu'elle perçoit comme un substitut au controversé « délire agité », et un moyen de justifier l'usage de la force, soulignant le manque d'investissement dans les services sociaux.
Source : CBC Manitoba
Photo : CBC Manitoba



