Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a entamé quatre jours de débats concernant une entente énergétique majeure avec Hydro-Québec. Cette proposition, visant à partager l'énergie du fleuve Churchill, suscite une vive opposition. En pleine séance, le député Keith Russell a quitté le caucus conservateur pour siéger comme indépendant, une décision saluée par une centaine de manifestants rassemblés devant l'Assemblée. Les critiques, dont d'anciens dirigeants du secteur, estiment que l'accord favorise indûment le Québec, rappelant les déséquilibres du contrat de 1969. Le premier ministre Tony Wakeham défend pourtant ce projet de 50 milliards de dollars, qualifié d'investissement historique en énergie propre, malgré les reproches concernant l'abandon d'une promesse de référendum. Alors que le gouvernement tente de justifier cette stratégie pour redresser les finances provinciales, le climat politique demeure tendu entre les partisans de l'entente et ceux qui redoutent une perte de contrôle sur leurs ressources naturelles pour les cinquante prochaines années.
Source : Global Halifax
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