Le gouvernement québécois est invité à instaurer une version actualisée du Programme d’assainissement des eaux du Québec (PAEQ 2.0). Lancée en 1978, cette initiative a perdu de sa cohérence environnementale au fil des transferts ministériels et des interruptions. Actuellement, la gestion des infrastructures d'épuration manque d'une vision intégrée par bassin versant, négligeant les liens entre l'eau potable, l'aménagement du territoire et les pollutions industrielles ou agricoles. Les coûts de mise aux normes, estimés à plus de 10 milliards en 2014, ont considérablement augmenté. Face à l'émergence de nouveaux polluants comme les PFAS et les microplastiques, l'auteur suggère un investissement massif, potentiellement soutenu par Ottawa, pour rattraper le retard sur d'autres provinces canadiennes. Ce chantier majeur représenterait non seulement un gain écologique essentiel, mais également un levier économique significatif pour le Québec.
Source : Le Devoir



